0:11Merci Grégoire et j'accueille mes invités Raphaël D et Louis Comte.
0:25Alors merci d'être là. Alors quand on parle d'infrastructure déjà, de quoi parle-t-on ? On va avec quelques chiffres résumer et préciser les choses.
0:34Alors, les infrastructures, c'est d'abord les investissements.
0:38Alors, où en étant dans les investissements, on va voir qu'à chaque fois les États-Unis sont très loin devant. Voyez des chiffres. l'Europe qui fait un peu mieux que la Chine mais en fait qui est quand même loin des États-Unis, c'est aussi euh la puissance de calcul, les infrastructures.
0:54Alors, les États-Unis, presque de 3/4 de lit à installé dans le monde et c'est aux États-Unis, l'Europe est vraiment très en retard. Et puis c'est aussi le cloud part du marché mondial. Là aussi, nous sommes écrasés.
1:08Alors voilà, le décor est posé.
1:10Euh donc Raphaël Doan, vous vous êtes un peu le le penseur de cette table ronde puisque vous êtes notamment esséiste et surtout vous avez corédigé le plan prometté que je vraiment je vous recommande à la lecture le plan prometté qui est un peu un mode d'emploi pour que la France devienne une puissance de l'IA comme elle a été en matière nucléaire ce qui fait un peu un peu rêver. et Louis Com vous vous êtes le praticien puisque vous êtes sur le terrain euh vous êtes directeur d'un programme d'incumation à
1:40station F et vous travaillez avec les les géants de de l'IA de de toute nationalité et j'ai envie de commencer par vous Louis Comte. Est-ce que ce retard qu'on a vu en chiffre est-ce que c'est quelque chose que vous percevez que vous dont vous souffrez tous les jours dans votre dans votre activité et dont les entreprises que vous incubez souffrent ?
2:01Merci beaucoup. Euh ravi d'être d'être présent et de représenter Station F ce soir. Je dirige un programme d'incubation dédié aux start-ups, ce qu'on appelle early stage, donc des start-ups des jeunes pouss comme on peut appeler. Et notre mon notre programme d'incubation est en partenariat avec plus de 30 marques leaders dans l'IA, donc ces ces fameux Frontièl anthropique, Open AI, des cloud providers, Google, Microsoft et tant d'autres. Euh et donc ce que je peux vous dire sur est-ce que je suis impacté aujourd'hui euh dans l'activité et
2:30l'accompagnement qu'on qu'on propose à ces start-up ? Pas du tout. Au contraire, je dirais plutôt que on a aujourd'hui un monde d'abondance euh de la part de ces acteurs américains euh qui sont au contact de nos start-up tous les jours pour leur apporter leurs services. Donc aujourd'hui aujourd'hui j'ai travaillé avec les équipes de GitHub de Microsoft la semaine dernière en Tropiic Open AI. Euh ces gens-là supportent euh notre écosystème euh et on demande à nos start-ups euh de
3:00construire euh avec leurs outils mais mais également les outils euh français.
3:05Donc on est partenaire d'OVH, de Mistral. Euh on est complètement agnostique et je pense que c'est aujourd'hui un peu la le si je peux dresser le constat sur le terrain de des start-ups qui euh se créent qui se et qui démarrent. Euh on a un monde d'abondance où tous les outils euh sont à disposition des start-ups et encore plus euh on les on les euh engage à des tarifs très préférentiels euh pour utiliser euh ces outils.
3:32Et alors euh vous euh Raphaël, vous vous considérez-vous que cette dépendance euh d'une certaine manière au géant américain ça pose un problème ? Enfin, ça nous a donné envie de de rédiger ce plan prometé qui fait vraiment un peu rêver parce que vous parlez même pas de l'Europe, ce serait la France qui aurait enfin à certaines conditions que vous allez présenter la capacité en 3 ans de devenir un des trois géants mondiaux de l'IA. Alors racontez un peu ce qu'il y a dans le plan promété en fait.
3:59Oui, merci beaucoup. Alors, c'est un plan qu'on a rédigé à quatre. En réalité, on avait deux ingénieurs en IA qui travaillaient chez l'un chez Nvidia et l'autre chez Antropique et deux au fonctionnaires don dont je fais partie.
4:08Euh l'idée étant dans le cadre notamment de la campagne présidentielle à venir de savoir ce que pourrait faire dans un monde un peu idéal euh la France, voilà, très idéal, euh un président de la République qui voudrait en faire son principal objectif en partant d'ailleurs de constats comme ceux que vous avez rappelé sur le fait qu'on a une un différentiel de puissance de calcul gigantesque entre les États-Unis et l'Europe et encore plus la France et de se dire que si on considère que l'IA c'est en quelque sorte une nouvelle forme de flux fondamental de nos économies un peu comme on a eu l'électricité, le charbon dans les
4:37décennies les siècles le précédent.
4:39Aujourd'hui, une très grande partie de l'économie, la valeur ajoutée va reposer sur des flux d'intelligence artificielle et que si on n'est pas capable en France et en Europe de produire nos propres capacités d'IA, on risque un de verser énormément une sorte de rente en fait gigantesque aux fournisseurs américains ou éventuellement chinois. C'est Arthur Mench qui parlait de d'un risque de verser 1000 milliards d'euros par an à terme au leader américain si on n pas la capacité nous-même de produire l'équivalent. Et euh l'autre risque bien
5:07sûr qu'on a vu un petit peu cet été avec les contrôles à l'export qui ont été placés par les Américains sur le modèle faible d'anthropique de se voir un jour euh privé de l'accès au meilleur modèle, ce qui peut toujours arriver dans un monde où l'administration américaine peut faire prévaloir des considérations de sécurité nationale euh et ne pas privilégier les entreprises ou les administrations européennes. Et donc le l'objet du plan c'était effectivement de calculer euh et de voir par quel moyen on pourrait un peu comme on a fait comme vous l'avez dit dans les années 60 et 70 pour le nucléaire un grand plan qui permettrait en fait principalement
5:36d'avoir la puissance de calcul. En soit faire un laboratoire c'est quelque chose qui on laisserait en fait le une start-up privée faire son travail normalement. Euh mais ce qui compte aujourd'hui c'est que c'est difficile pour les boîtes européennes d'avoir accès à autant de puissances de calcul que peuvent l'avoir euh open anthropique méta pour des raisons une raison simple d'ailleurs qui est que on a manqué les étapes précédentes des révolutions euh technologiques et notamment celle du cloud ce qui fait qu'on a pas d'acteurs qui ont euh des profits aussi immenses que ceux des hyperscaleurs américains qui leur permettent aujourd'hui de
6:06financer la construction data center.
6:08Donc c'est le l'un des objets de notre note c'est de proposer une solution à ça à la fois financière et et politique pour permettre justement de faire cette construction donc sur 3 ans de la puissance de calcul nécessaire pour qu'on ait les moyens de rivaliser avec les grands acteurs américains et pas seulement avec un modèle qui serait 6 mois ou un an derrière la frontière américaine.
6:28Et est-ce que ça changerait quelque chose justement si on avait enfin selon vous un Frontière français ? Est-ce que ça vous verriez la différence ? Est-ce que ce serait positif parce qu'il y a quand même des dépendances ? Ça vous inquiète pas vous les dépendances ?
6:42Euh donc déjà merci pour cette question sur la question des Frontièrelab aujourd'hui Mistral est quand même on peut parler de de de Frontièlab français. Les modèles qu'il déploient ne sont peut-être pas à aux capacités euh de ces rivaux américains ou chinois mais je pense que en tout cas on travaille avec Mistral et c'est déjà un partenaire euh français exilent. Et donc oui, je pense que si demain dans un monde euh dystopique euh tous ces acteurs qui travaillent avec nos start-up, qui
7:11aujourd'hui ont pas du tout envie de de de changer venaient à disparaître, je pense qu'on serait quand même capable d'apporter une réponse à nos start-ups.
7:19On a aujourd'hui des providers de cloud qui sont européens, Scaleway, OVH, on a un Frontière Lab Mistrral.
7:28Je pense que c'est plutôt enfin sur sur la question serait plutôt comment nos start-up arriveraient à construire des produits compétitifs par rapport aux autres. Et ça c'est une question qui est plus difficile parce que aujourd'hui quand une start-up débute et crée son produit, elle a besoin en tout cas nous dans les les start-ups qu'on qu'on recrute qui sont ce qu'on appelle AI native qui consomment énormément de tokens et cetera, ont besoin d'avoir une puissance de calcul très élevée pour être compétitif face à leur rivau, que ce soit une start-up dans la dans
7:58l'assurance aux États-Unis et vous êtes une start-up française dans l'assurance, pour que ce soit compétitif, il vous faut une forte puissance de calcul. Donc je pense que on a l'écosystème, on a les ressources. C'est la question est plutôt sur la compétitivité qui adiendrait.
8:12Qu'est-ce que vous en pensez ?
8:13Ouais. Non mais en fait je pense qu'il y a deux plans différents et que c'est pas contradictoire. Il y a l'écosystème tech et start-up où effectivement on a des on a des à la fois des talents et des capacités même de financement ce qui a été dit juste à l'instant très bonne.
8:25Mais en fait ce que ce qu'on propose la manière dont on conçoit le l'IA en l'occurrence c'est quasiment un rattrapage industriel en fait parce que la ce qui nous manque principalement aujourd'hui c'est vous l'avez dit la puissance de calcul et donc en fait c'est la capacité à construire à faire sortir de terre descendre de données à les aligner à les raccorder enfin c'est tout cet aspect là qui lui n'est pas vraiment enfin n'est pas si tech que ça en tout cas pas dans le sens de start-up et innovation c'est du rattrapage et même en soit faire un laboratoire de frontière c'est quasiment du rattrapage.
8:52D'ailleurs Arthur Mench a quand il a annoncé quand il a tisé hier le modèle Mistral large 4 l'a fait avec un sur Twitter avec une petite vidéo de d'une course de sprint avec quelqu'un qui rattrape et justement c'est vrai enfin on est dans une phase de rattrapage et c'est plus facile de rattraper on l'a connu he pendant les tr glorieuse que d'être à la frontière dans toutes les technologies donc en soit c'est pas un drame d'être en cours de rattrapage mais ça demande unee certaine planification quand même et notamment quand c'est quand il s'agit de construction et d'infrastructure parce que le le ce qui est important aussi d'avoir en tête
9:21c'est que même si on a des modèles open source aujourd'hui qui sont très bons et qui progressent derrière la frontière américaine et Mistral en fait partie au même titre que les les meilleurs laboratoires chinois, ça pour moi c'est pas ça ne se substitue pas au modèle de frontière américain pour l'instant et on le voit dans l'usage des boîtes américaines et des boîtes européennes.
9:43En fait, quand on regarde les différents indicateurs qu'on a, l'usage de open source ne croit pas tant que ça par rapport au à l'usage des modèles frontières de cloud ou de CHGPT. Et ça montre qu'il y a vraiment des capacités qui se débloquent au fur et à mesure qu'on avance dans la frontière et que le recours enfin l'usage des tokens de frontière comme on peut dire en fait est vraiment une ressource stratégique qu'on dont ne peut pas se passer. On peut pas se contenter d'être 6 mois derrière en réalité.
10:04Donc donc il faudrait quand même qu'on crée notre propre frontière en fait.
10:07Voilà. Enfin qu' qu'on ait les moyens matériels de rejoindre la frontière.
10:10Alors les les moyens matériels, c'est quoi ? 600 milliards d'euros al calcul ça à 620 milliards d'euros sur 3 ans donc 95 % donc pour la puissance de calcul pour la construction de centre de données.
10:18La quête parmi alors voilà on va faire passer un petit panier.
10:21Non mais non mais c'est ça. Est-ce que c'est pas le principal obstacle ?
10:23Si si bien sûr c'est clairement le principal obstacle. Alors c'est pour ça qu'on propose alors évidemment pas que l'État finance tout ça mais que on crée alors on a fait une toute une note dans le grand continent dont on a parlé aussi dans l'opinion sur la manière dont on pourrait financer ça avec donc principalement de l'argent privé et d'ailleurs de l'argent international.
10:39C'est qu'en fait, ce serait super que les fonds américains viennent aussi financer ce genre d'effort en Europe, ce qui peut être intéressant pour eux et intéressant pour nous justement parce que on les attire dans notre propre une fois que Donald Trump sera parti parce que si les Américains il se racontent à mon avis non.
10:51Alors il y a un risque effectivement que le enfin si on faisait ce genre de chos que les Américains voient ça comme une sorte de menace de rivalité. Je pense que c'est que c'est quelque chose qui serait gérable d'abord parce qu'il y a des acteurs américains qui auraient très intérêt à ce qu'on le fasse et typiquement Nvidia euh ça ferait pour eux un marché euh un marché nouveau énorme. Donc on aurait des alliés chez les Américains et euh et par ailleurs, on ce qui manque le plus aujourd'hui en Europe, c'est que pour faire construire des centres de données aux États-Unis, vous avez justement des acteurs comme les laboratoires ou comme Meta ou Google qui ont la capacité de payer à l'avance
11:21entre guillemets pour simplifier le la puissance de calcul qu'ils vont acheter à partir du data center en cours de construction. Donc il va être construit.
11:27C'est ça qui permet de lever l'argent pour les constructeurs de data center pour investir. En Europe, on a du mal à arriver à la même échelle à faire ce ce dispositif. fait. Donc c'est là où je pense que la France et d'autres États européens ou d'autres États d'ailleurs extraeuréens qui seraient intéressés pourraient s'associer pour créer des instruments internationaux permettant de de faire ce genre de dispositif financier pour faire surgir de terre la quantité de data center dont on en a besoin.
11:49J'ai oublié de dire dans le supplément des 100 lias, il y a une contribution de vous raconter un peu comment votre plan.
11:56Et quand on a préparé cette réunion, j'étais assez euh euh emballé quand vous m'avez dit "Oui, mais les frontières là, ils ont 2 ans en tropique et cetera."
12:03Qui dit qu'on peut pas inventer un nouveau modèle d'IA avec euh Yan Lequin justement et sur lequel la France pourrait être en avance finalement parce que c'est vrai qu'on est dans un monde encore très balbuciant. Euh c'est c'est une manière, c'est-à-dire c'est une une autre forme d'IA sur laquelle la France aurait une avance avec Amy Labs. Et euh Oui, je je pense que ma réflexion sur sur le moment était était de dire que aujourd'hui ces frontières lab qui apportent de la valeur au start-up sont très récents. C'est-à-dire que nous-même
12:33jusqu'à décembre 2025, la capacité d'exécution de ces agents n'était pas poussé comme elle l''est aujourd'hui. Et les start-ups n'utilisaient pas autant Claude et et Open parce que l'exécution n'était pas bonne. Aujourd'hui, ils ont créé des produits qui permettent à ce que les start-ups soient englués dans le produit d'anthropique ou d'openering. Ce que je voulais juste dire par par là, c'est que on peut peut-être voir l'émergence de aujourd'hui ce qu'on appelle des world
13:03models porté par Amilabs par exemple Yan Lequin. C'estàd que les Frontières Labs, les LLM sont un produit qui apporte de la valeur qui dit que un un ami Labs demain ne vienne ébranler ce ce château de cartes.
13:19Ça c'était juste une réflexion comme ça.
13:21Non mais ce serait ce serait super non ?
13:22Qu'est-ce que vous en pensez ?
13:23Oui mais ce serait bien sûr génial. Moi, je le vois un peu comme toujours pour filer le la métaphore avec le l'énergie nucléaire, comme si ce que fait Yann Lequin, c'était chercher la fusion nucléaire, d'avoir une sorte d'autres manière de de générer l'énergie qui serait encore plus efficace et optimal.
13:37Mais d'un autre côté, on sait aussi ce qui marche aujourd'hui. Et donc c'est toujours cette idée de rattrapage industriel. Les LLM, on sait que ça marche, on sait qu'il y a une perspective encore énorme de croissance et de performance des LLM. On n'est pas du tout au mur de ce que sont cap ce dont sont capables les LM.
13:51pense également c'est pour ça que les prix sont aussi attractifs et pourquoi aujourd'hui avec un abonnement Claude à 200 € on peut commencer à faire des choses extraordinaires. C'est bien pour cette raison de d'avoir le plus possible de clients pour ne pas pouvoir les shifter avec des revenus qui sont d'ailleurs qui deviennent vraiment très très importants pour ces laboratoires. Donc il y a aussi une question de comme il y a les les fameuses lois d'échelle qui font que plus vous avez de puissance de calcul disponible pour entraîner un modèle, meilleur est le modèle.
14:17Ça veut dire que plus on avance dans le temps, plus les coûts d'entrée pour rejoindre la frontière sont prohibitifs.
14:23Donc si vous avez pas vous-même les revenus qui permettent d'alimenter votre future levée, votre future capex pour suivre le rythme, ça devient difficile.
14:30Donc si on laisse passer plusieurs années sans rien faire et sans si on avait un écosystème un peu mort, on aurait vraiment du mal. Donc je pense que c'est maintenant ou jamais pour investir dans ce genre de technologie.
14:40Mais entre nous, le plan prometé, vous y croyez vous-même ou ou c'est une belle théorie ? Vraiment c'est on le lit, c'est assez jubilatoire parce qu'on dit mais effectivement on a réussi à faire ça dans le nucléaire. Ce qui était vraiment vous parlez du grand Charles de Gaulle qui qui répondait à CW Chef qui lu disait "Non mais le nucléaire c'est cher." Il disait "Oui, mais c'est le prix de l'indépendance et il s'en est sorti. Mais est-ce que vous y croyez ?"
15:03Alors, je je crois très profondément que ça marcherait si on le faisait. Est-ce que je crois qu'on va le faire ?
15:07Mais c'est ça. Qu'est-ce qu'on est-ce qu'on peut le faire ?
15:09On essaie d' d'en parler au plus de candidats possibles et à leurs entourages.
15:13Ça dépend lesquels forcément. Alors, je vais pas faire des je pas jeter les bons points, les mauvais points. Non, surtout ce qui me frappe, c'est que les pour l'instant je pense que pour la plupart des hommes politiques ou des femmes politique, le l'IA reste encore un peu une case à cocher parmi d'autres et n'est pas un sujet fondamental pour eux.
15:29Voilà, c'est un peu bon, il y a la pêche, il y agriculture, il y a l'IA, il y a autre chose et alors que je pense vraiment que ça devrait être beaucoup plus au premier plan de leur mentalité.
15:37Mais c'est compliqué parce que les Français, enfin les électeurs eux-mêmes n'ont pas non plus l'idée que c'est enfin aussi important que ça l'it. Euh donc je pense qu'il y a une prise de conscience à faire naître mais c'est un cercle vertueux en franché.
15:47Ouais. Ouais. Ouais. Bon écoutez, merci beaucoup. Nous arrive pile à la fin de notre temps. Merci.
15:53Merci beaucoup. Yeah.